Suppression des cotisations chômage : quel impact sur le pouvoir d’achat ?

Emmanuel MACRON avait promis lors de sa campagne présidentielle de redonner du pouvoir d’achat aux français en allégeant les charges pesant sur le travail.
Alors la mise en place a été plus lente qu’annoncée et elle se fait notamment pour compenser une augmentation de 1,7 % de la CSG, mais les cotisations pour l’assurance chômage disparaissent bel et bien complètement au 1er octobre 2018.

Conséquence : quelques euros de plus sur la fiche de paie !

Alors si c’est une bonne nouvelle pour une grande partie des salariés, qui est concerné et est-ce que cette mesure va véritablement permettre d’augmenter notre pouvoir d’achat ?

 

Grâce à la suppression de la cotisation chômage des salariés, vous devriez constater avec plaisir sur votre fiche de paie d’octobre que quelques euros de plus par rapport au mois de septembre sont apparus.

Pour rappel, en compensation de la hausse de la CSG en janvier dernier, il y a eu une première amorce de baisse du taux de la cotisation salariale d’assurance chômage de 1,45 point pour arriver à la suppression totale au 1er octobre.

En cumulant l’étape du 1er janvier et celle du 1er octobre, le taux de cotisations sociales a diminué de 2,20 points.

Concrètement un salarié payé au Smic verra son salaire net augmenter de 15 euros. Un salarié qui gagne 2.000 euros brut par mois découvrira 19 euros supplémentaires en bas de sa fiche de paie. Et enfin un cadre rémunéré 4.000 euros brut aura droit, lui, à 36 euros de salaire net en plus.

Alors si tous les salariés du privé sont concernés par cette mesure, les fonctionnaires ne vont pas connaître de baisse de cotisations puisqu’ils ne s’en acquittent pas en raison de leur statut mais en échange de la hausse de la CSG, ils ont depuis le 1er janvier dernier une indemnité compensatrice qui comble à l’euro près l’augmentation.

Les plus mal lotis restent les 60 % de retraités soumis au taux maximal de CSG qui eux supportent pleinement la hausse de celle- ci sans bénéficier de contreparties quelconques.

 

Et puis, cette bonne nouvelle sur la fiche de paie est à nuancer car d’autres mesures, elles moins réjouissantes, se profilent en cette fin d’année.

En effet, selon la fiscaliste Virginie PRADEL, la hausse des taxes notamment sur l’essence, pourraient, pour grand nombre d’entre nous, facilement engloutir l’augmentation des salaires.

 

About Véronique Caix
Diplômée en Droit Privé Général, elle s'oriente vers l'immobilier de terrain où elle acquiert une solide expérience d'une dizaine d'années. Elle se spécialise ensuite dans l'expertise immobilière pour le compte d'un office notarial.
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